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01 janvier 2007

Je cours, il se passe quoi dans mon corps ?

dd7fe5a23ffa998d7b788e6d4de42a39.jpgLe corps humain est constitué de cellules, minuscules unités fonctionnant de manière autonome mais en harmonie avec les autres. Toute cellule a besoin d'énergie pour accomplir ses fonctions. Cette énergie est fournie par les nutriments issus de notre alimentation. Ceux-ci sont transformés en énergie dans les cellules par des enzymes et grâce à l’oxygène de l’air que nous inspirons. Les nutriments et l’oxygène sont acheminés jusqu’aux cellules par le sang et la lymphe.

Ça y est, j'ai enfilé short et runnings et je me mets à courir

Au début de l'effort, le rythme du cœur s'accélère rapidement. L'accélération la plus importante se fait en moins d'une minute. Cette accélération permet de faire face aux besoins accrus des muscles sollicités par l’effort physique :
-          Le muscle en activité consomme davantage de glucose, qu'il prélève dans le sang artériel, ou récupère de la dégradation de glycogène, forme de stockage du glucose à l'intérieur de la cellule musculaire.
-          La transformation du glucose en énergie requiert de l’oxygène. Le rythme et l’amplitude des mouvements respiratoires augmentent alors pour apporter davantage d'oxygène aux tissus musculaires. La quantité d’oxygène nécessaire est proportionnelle à l’intensité de l’effort, jusqu’à une valeur maximale (la fameuse VO2 max).
-          La répartition des volumes sanguins se modifie : au cours de l'effort, les muscles sont davantage irrigués, au détriment des viscères comme le rein ou le système digestif.

Au bout de 30 à 45 min, des endorphines sont libérées dans le cerveau, les tissus et le sang. La quantité d'endorphines augmente pendant l'exercice et peut atteindre jusqu’à cinq fois les valeurs de repos. Ces molécules ont une structure proche des opiacées et ont des effets :
-          euphoriques (sensation de se déplacer sans effort, flottement, extase)
-          anxiolytique (sensation d’apaisement)
-          antalgiques (les endorphines se fixent sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur)
-          anti-fatigue (limitent l'essoufflement à l'effort et l'épuisement)

La séance se termine : je marche, je m'étire, je vais sous la douche

A la fin de l'exercice, le cœur reprend son rythme normal en deux temps:
- Une chute initiale de la fréquence cardiaque en moins de 2 minutes.
- Une chute secondaire qui ramène le pouls à la normale avec des phases de fluctuation. Elle représente le paiement de la dette d'oxygène.

La durée du retour au calme sera fonction des paramètres suivants:
- intensité de l'exercice
- condition physique du sportif
- chaleur ambiante
- stress
- adaptation du sportif à l'effort

Après : je ressens la fatigue

On ne connaît pas encore exactement toutes les origines de la fatigue musculaire, mais elle est sans doute due à l'association de plusieurs facteurs. En effet, l'effort musculaire entraîne :
-          une utilisation accrue de glucose, qui peut susciter un état d'hypoglycémie
-          une consommation accrue de lipides, qui conduit à l’accumulation de déchets dont les corps cétoniques (dangereux pour les reins)
-          une perte importante d'eau et de sels minéraux par la sueur, entraînant une forte baisse du volume sanguin
-          des lésions microscopiques des fibres musculaires

Plusieurs mois après : quels sont les effets de l'entraînement ?

-          Augmentation de la vascularisation, c'est à dire du nombre des capillaires sanguins présents dans les muscles. Le muscle reçoit une quantité de dioxygène plus importante et élimine mieux les déchets.
-          Diminution de la fréquence cardiaque au repos : un cœur entraîné bat plus lentement qu'un cœur non entraîné, afin de limiter les dépenses énergétiques de l'organisme. (A titre d'exemple, le cycliste Eddy Merx avait une fréquence cardiaque au repos d'environ 40 bpm, contre 60 à 70 bpm pour un non-sportif)
-          Augmentation du volume d'éjection systolique : le cœur propulse davantage de sang à chaque pulsation car sa puissance de contraction est plus importante.
-      Le diamètre des artères coronaires augmente : le coeur est mieux nourri.
-          Les parois du cœur sont renforcées et la taille des cavités est augmentée.
-          Développement des enzymes qui permettent l'ensemble des réactions chimiques nécessaires à l'activité cellulaire en présence d’oxygène.
-     Au niveau des hormones, on observe une plus grande sécrétion des hormones destinées à diminuer les pertes en eau, faciliter la mobilisation des stocks de glycogène, faciliter la reconstruction musculaire…

Commentaires

super cet article !!!

Ecrit par : riri | 28 juin 2007

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