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06 novembre 2007

Halte aux idées reçues !

1. Il faut que je trouve quelqu'un de meilleur que moi pour m'entraîner pour me forcer à le suivre

Au contraire, il est plus facile de courir seule qu'accompagnée. En effet, il est important de courir à son propre rythme, de pouvoir alterner marche et course selon ses sensations en particulier au début. Il ne faut surtout pas s'obliger à suivre quelqu'un qui est meilleur que soi. Il n'y a rien de tel pour s'écœurer, pour se conforter dans l'idée que courir n'est pas pour soi.

2. Plus je vais forcer, souffrir et terminer fatigué, et plus ce sera profitable 

Tout faux. Un entraînement de course à pied n'est pas une compétition. Ce doit être avant tout un moment de détente, où l'on pense à autre chose qu'à ses soucis quotidiens. De plus, une séance éprouvante est bien souvent loin d'être profitable. C'est pourquoi il faut terminer sans être fatigué, et avec l'envie d'en faire davantage.

3. Il ne faut pas que je marche sinon l'entraînement sera moins profitable 

Au début, il vaut mieux alterner course et marche pour éviter que le rythme cardiaque n'accélère excessivement. Le fait d'alterner course et marche ne rend pas l'entraînement moins bénéfique. L'important est la durée totale de la séance.

4. Je dois faire chaque fois davantage de distance que la séance précédente 

La quantité d'entraînement doit être progressivement augmentée, mais cette progressivité ne doit pas être systématique à chaque entraînement. De plus, il faut tenir compte de ses sensations, des bons et des mauvais jours. Enfin, il faut savoir que la récupération et l'assimilation font aussi partie de la progression. On peut par exemple, augmenter le kilométrage progressivement sur 3 semaines et le réduire durant la 4ème. Cela permet de récupérer et d'éviter blessures et fatigue. Ensuite, on repart progressivement mais avec les acquis du cycle précédent. 

5. Je dois m'efforcer de faire à chaque fois le même parcours en moins de temps 

Cette façon de procéder est tout à fait déconseillée. Contrairement à ce que l'on croit, en s'y prenant de cette façon, on ne va pas progresser indéfiniment. Les progrès spectaculaires constatés au cours des premières séances vont vite se transformer en stagnation, puis en régression, malgré tout son désir de bien faire. Plus on s'acharne à forcer, et plus on régresse. Il faut être patient.

6. Je dois terminer l'entraînement par un sprint 

Au contraire, à la fin de l'entraînement, les dix dernières minutes doivent être effectuées particulièrement calmement, c'est le retour au calme.

7. Je dois faire des efforts pour allonger ma foulée

Il n'y a pas de règle, et chacun court avec son propre style. La foulée se mettra en place naturellement au fur et à mesure des entraînements pour devenir la plus économe possible. Si on s'efforce d'allonger la foulée, celle-ci sera certes un peu plus longue provisoirement, mais aussi moins rapide. En fin de compte, on court moins vite et on se fatigue davantage.

8. Je dois faire de grandes inspirations en courant

Comme pour la foulée, chacun respire selon son propre rythme. Les uns vont inspirer par le nez et expirer par la bouche, d'autres par les deux à la fois. Le seul "truc" c'est d'insister à l'expiration pour vider l'air : on dit que l'inspiration est passive et que l'expiration est active.

9. Pour maigrir, il faut que je coure très couvert, pour suer

Suer ne fait pas maigrir. En transpirant, on ne perd que de l'eau, qui sera récupérée en buvant. La seule chose qui fait perdre du poids est l'activité physique régulière à intensité très modérée assortie de quelques bonnes habitudes alimentaires.

10. Quand je cours, mon visage rougit très vite, signe que je ne suis pas faite pour de tels efforts

 

Il est normal de rougir un peu lorsqu'on fait un effort car la circulation sanguine augmente de débit et accélère pour fournir aux muscles tout ce dont ils ont besoin. Ensuite, selon la nature de la peau de chacun (plus ou moins fine), le visage rougira plus ou moins. Il n'y a donc pas de raison de s'arrêter de courir, sauf si on sent en plus un essoufflement ou des douleurs. Pas la peine non plus de se préoccuper de ce que vont penser les autres passants. Courir, c'est avant tout faire du bien au corps et à l'esprit.

 

Commentaires

j'adore l'idée 2 et 10 lol
le truc c'est que quand après une séance de renfort musculaire ou autre je ne peux plus marcher "normalement" pendant 3 jours tellement j'ai mal au derrière ou aux cuisses ça me rend heureux! (si si)
et pour ce qui est des joues qui rougissent, pour moi les rougeurs c'est presque sans effort alors maintenant je me formalise plus trop la dessus!

Je crois que je suis vraiment le sportif de base ^^ je répond conforme à quelques unes des idées : finir une séance comme un bourrin, me lancer des défis (j'éssaye de battre mon temps précédent ou du moins de devenir régulier). Le pire c'est que je suis conscient que ce n'est pas forcément ce qu'il faut faire mais "la vie est trop courte pour patiner lentement".

Ecrit par : pierrema | 06 novembre 2007

hihihi, je me suis retrouvée dans la N°10 ;)
Pour moi c'est un pb de respiration en fait, qui s'améliore de course en course. Au début j'étais super complexée par ces rougeurs, et puis je me suis sentie de plus en plus à l'aise en courant avec une respiration qui se fluidifie, et bien les rougeurs sont de moins en moins conséquentes. Le poivron rouge est devenu une jolie tomate :)

Ecrit par : Aud | 06 novembre 2007

merci pour les conseils qui permettent de combattre certains automatismes comme finir au sprint dans les dernières minutes. :)

Ecrit par : santranges | 08 novembre 2007

Merci pour ces conseils. Je cours régulièrement depuis 3 ans et demi et je suis d'accord avec le N° 4 : il y a des jours avec et des jours sans où l'on est plus ou moins en forme. Pour le visage rouge, ça ne m'est jamais arrivé, même en pratiquant d'autre sports d'aérobie comme le step.

Ecrit par : valerie | 25 novembre 2007

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